Aurélien Crida

Aurélien Crida est maître de conférences à l’Université Nice-Sophia-Antipolis et à l’Observatoire de la Côte d’Azur, membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses travaux de recherche portent sur la formation des (exo)planètes et de leurs satellites. Il est en particulier spécialiste du phénomène de migration planétaire, par lequel une planète change d’orbite via des interactions avec le disque de gaz et de poussière dans lequel elle se forme.

Aimant transmettre sa passion de l’astronomie, Aurélien Crida donne régulièrement des conférences grand public sur ce sujet. Passionné de bande dessinée, il a rêvé enfant avec les aventures de Tintin…

Agnès Fienga

Agnès Fienga est astronome à l’Observatoire de la Côte d’Azur.
A la suite d’une thèse soutenue à l’observatoire de Paris en 1999, elle entre dans cet établissement en tant qu’astronome-adjointe en 2002 après un séjour au Jet Propulsion Laboratory (NASA, USA) et au CNES (agence spatiale française, Toulouse). Elle rejoint par la suite l’observatoire de Besançon et enfin l’observatoire de la côte d’azur en 2013.

Son travail de recherche porte sur la construction et l’amélioration constante des modèles permettant de prédire les positions et vitesses des objets du système solaires avec une grande précision (de l’ordre de quelques mètres pour les positions et de quelques mm/s pour les vitesses). Ces modèles sont utilisés par l’Agence Spatiale Européenne, notamment pour les missions GAIA, Bepi-Colombo et Juice. Ils sont aussi utiles pour tester la relativité générale dans le système solaire de même que des théories alternatives de la gravité, pour déterminer des masses d’astéroïdes, apporter des éléments à l’étude du soleil et dernièrement délimiter les zones d’existence possibles pour la planète inconnue P9.

Elle donne régulièrement des conférences grand public tournées vers l’exploration du système solaire par les sondes spatiales et sur ce que ces dernières nous apprennent du mouvement des objets dans notre voisinage proche (jusqu’à 1500 fois la distance Terre-Soleil, soit environ 200 milliards de km).

Elle est également membre de l’union astronomique internationale, membre correspondant du Bureau des longitudes, expert au près du groupe de physique fondamentale du CNES et membre élue au conseil d’administration de l’observatoire de la côte d’azur.

Henri Broch

Henri Broch est fondateur de l’enseignement de Zététique et professeur émérite de l’Université Nice Sophia Antipolis.

Physicien, né en 1950, il a mené des recherches en biophysique pendant de nombreuses années et ses travaux d’analyse conformationnelle quantique de biomolécules (segments d’ADN/ARN, collagène, agents anti-cancéreux ou radioprotecteurs) ont fait l’objet de nombreux articles dans des revues et ouvrages scientifiques internationaux.
Parallèlement à ces sujets, ce chercheur s’intéresse, depuis très longtemps, à tout ce qui touche au domaine du « paranormal » (parapsychologie, astrologie, médecines magiques, archéologie fantastique, thaumaturgie,…) et il a été nommé membre d’honneur d’institutions étrangères centrées sur ces questions. Il a également participé à un très large éventail de documentaires et d’émissions de télévision et radio dans plusieurs pays et a reçu le Distinguished Skeptic Award du C.S.I. Committee for Skeptical Inquiry, Etats Unis.

by Paul Lebrun

Il a lancé le « Défi Zététique International Broch-Majax-Theodor » qui, in fine, offrait 200.000 € à toute personne qui pourrait faire la preuve d’un phénomène « paranormal », quel qu’il soit. Ce Prix-Défi a reçu 264 candidatures pendant ses 15 années d’existence et aucun des médiums ou sujets-psi testés n’a produit quoi que ce soit de paranormal.

Henri BROCH a créé dans les années 1980 le premier enseignement universitaire de Zététique et a donné de très nombreuses conférences à l’invitation d’organismes variés. Il est l’auteur de plus de 150 publications et de 9 ouvrages parmi lesquels « L’Art du Doute ou comment s’affranchir du prêt-à-penser », « Devenez sorciers, devenez savants » (avec G. Charpak), « Les secrets des sorciers » (la méthode scientifique expliquée aux enfant), ou encore :
« Au Coeur de l’Extra-Ordinaire », éd. Book-e-Book, ouvrage sans aucun équivalent, qui traite de l’ensemble des phénomènes dits paranormaux.
Georges CHARPAK : « Un beau travail, fort salubre ».
« Comment déjouer les pièges de l’information », éd. Book-e-Book, ouvrage qui définit les Règles d’Or de la Zététique.
STROMAE : « Mon livre de chevet ». « C’est le livre qui m’a le plus marqué »

Henri Broch est, avec le réalisateur Patric Jean, coauteur de Lazarus-Mirages, expérience transmédia de diffusion de la culture scientifique, et des deux films « Les pouvoirs de l’esprit » et « Les miracles religieux ».

Sa devise : Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance.

Pour une biographie un peu plus complète : sites.unice.fr/site/broch/broch.html

Pour les ouvrages de l’éditeur de la Zététique (parmi lesquels on trouvera « Homo obsoletus ? » d’Isaac Asimov, un inédit en français) : www.book-e-book.com

Éric Lagadec

eric lagadecAprès une maîtrise à l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest, puis un DEA en astronomie, à Nice, Éric Lagadec soutient à vingt-cinq ans sa thèse de doctorat en Sciences de l’univers (Apport des observations infrarouges pour l’étude de la perte de masse des étoiles évoluées, Université Nice Sophia Antipolis, 2005). Il travaille ensuite pendant quatre ans à l’université de Manchester (Department of Physics and Astronomy), avant de poser provisoirement ses valises à Munich, en 2009. En 2013, il passe une année à l’Université Cornell d’Ithaca, dans l’État de New York. Il est actuellement en poste à l’observatoire de la Côte-d’Azur de Nice.

This picture of the nebula around a rare yellow hypergiant star called IRAS 17163-3907 is the best ever taken of a star in this class and shows for the first time a huge dusty double shell surrounding the central hypergiant. The star and its shells resemble an egg white around a yolky centre, leading astronomers to nickname the object the Fried Egg Nebula.

Deux coquilles de gaz s’étendent autour de l’étoile hypergéante jaune IRAS 17163-3907 . Photo ESO

En 2011, il observe en infrarouge depuis l’Observatoire de Cerro Paranall, dans le désert d’Atacama, au Chili, une étoile « hypergéante » (l’étoile IRAS 17163-3907). Celle-ci avait déjà été identifiée en 1976, mais Éric Lagadec découvre, en recoupant les données recueillies avec d’autres collègues chercheurs, qu’elle est en fait quatre fois plus éloignée et seize fois plus brillante qu’on ne le pensait et, surtout, vingt à trente fois plus massive, mille fois plus grande et cinq cent mille fois plus lumineuse que le Soleil lui-même : une étoile d’un type rarissime, une hypergéante jaune, dont seuls quelques exemples sont connus dans la galaxie.

LD Puppis-Lagadec

Observation de L2 Puppis (par Sphere, système optique adapté sur le VLT – very large telescope)

En juin 2015, Éric Lagadec et deux autres astrophysiciens, Pierre Kervella et Miguel Montarges, publient l’image d’une étoile mourante (L2 Puppis, l’étoile géante rouge la plus proche de notre planète – à un peu plus de deux cents années-lumière), dont l’étude permet de mieux comprendre la mort des étoiles, le cycle de leur évolution et la formation des atomes ; les données récupérées donnent d’ores et déjà un aperçu du sort réservé à notre soleil, dont la fin de vie est estimée dans cinq milliards d’années. L’e-ELT (« european extremely large télescope »), un nouveau télescope de quarante mètres de diamètre, dont l’entrée en service est prévue pour 2024, permettra de poursuivre au mieux l’observation de cette étoile…

Cédric Jacob

Cédric Jacob

Cédric Jacob – Photo Philippe Fiammetti – Nice-Matin 2011

Cédric Jacob est docteur en Sciences de l’Univers, formé à l’Université de Nice et à l’Observatoire de la Côte d’Azur, et animateur scientifique de l’Association d’astronomie de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, Aquila. Depuis 2001, celle-ci propose régulièrement des séances d’initiation et d’approfondissement en astronomie et astrophysique, des conférences publiques gratuites ainsi que des observations du ciel.
Cédric Jacob est aussi professeur de mathématiques et sciences physiques au Lycée Les Eucalyptus de Nice et animateur du club d’astronomie dans cet établissement.
Également poète, Cédric est l’auteur du recueil de poésies De Science et d’Idéal – En attendant l’éveil, publié aux éditions Mélis (prix Alain Lefeuvre décerné par la ville de Nice en 2007). Infatigable passionné de Charles  Baudelaire, il aime également à organiser des conférences liant la science à la poésie (« Astronomie et poésie », « La place de l’Homme dans l’Univers », etc.).

Éric Medjad

eric medjadÉric Medjad, anthropologue intégré à l’IRSA-CRI, un laboratoire de l’Université de Montpellier 3, est actuellement le seul chercheur en Europe à travailler sur la genèse de la performance des structures collectives en prenant en compte l’influence de la « culture locale » (environnement social, historique et économique, comportements séculaires des hommes face aux crises) : pour lui, une société ne réalise de la haute performance que si elle est en phase avec sa « culture locale ».

Extrait du résumé de la thèse de doctorat d’Éric Medjad, soutenue en 2011 à Montpellier 3 : « Le territoire et la performance sportive de haut-niveau : étude anthropologique des succès de l’OGC Nice du stade brestois 29 »  :

« […] Le Kairos reçu des dieux est ce moment particulier qui marque le début de leurs performances [ndlr : les performances des clubs de football]. Les matches deviennent des rites sportifs dont le but est d’accéder au sacré. […] La puissance qui passerait de la société à l’équipe n’est que la prise de conscience du joueur qu’il peut mobiliser sa propre puissance de concert avec ses partenaires. La saison sportive est ainsi une perpétuelle reconstitution de la société avec, semble-t-il, comme canevas les contes et les mythes. Elle devient l’incarnation d’un imaginaire qui s’appuie sur l’affectivité humaine pour exister. L’homme est en quelque sorte un territoire où l’imaginaire se lie au réel : il est un champion qui s’ignore et qui ne le découvre qu’en saisissant le Kairos. »

Pour en savoir plus

Gilles Bogaert

BogaertGilles Bogaert, physicien CNRS et historien des sciences, est chercheur dans l’équipe Virgo de l’Observatoire de la Côte d’Azur, sur la détection des trous noirs. Il est aussi responsable du programme Culturel Science et Expériences en physique de l’Université Nice Sophia Antipolis.

Il a, par ailleurs, récemment effectué des recherches sur les débuts de l’Observatoire de Nice et les rêves de progrès de ses créateurs et publié (aux Éditions Mémoires Millénaires) un ouvrage à ce sujet : La Vitesse de la lumière, Nice au cœur de l’histoire, traitant de cette vitesse – découverte 200 ans plus tôt par Cassini et encore mal connue – qui faisait l’objet de controverses entre la France et les États-Unis ainsi que des débuts de l’astronomie sur la Côte d’Azur.

La vitesse de la lumière_BAT.indd

Philippe Stee

philippe_steePhilippe Stée, actuellement directeur du Laboratoire Lagrange, est un spécialiste des étoiles massives et de l’interférométrie optique. Après des études à l’Université d’Orsay (Paris XI), il obtient, dès 1995, un doctorat en Astrophysique et techniques spatiales à Paris VII puis une habilitation à diriger les recherches.

Il a occupé plusieurs fonctions administratives et scientifiques au sein de diverses instances locales et nationales (Comité de spécialistes, Conseil scientifique et d’administration de l’OCA, Directeur du Programme National de Physique Stellaire).

Plus récemment, il a été membre élu au sein du Comité National du CNRS (CoNRS) en section 17 (Astronomie et Astrophysique). Il a précédemment dirigé l’équipe de Physique stellaire et Solaire (ESOM) qui est une des plus grosses équipes du laboratoire Lagrange.

Le Laboratoire Lagrange est un laboratoire pluridisciplinaire regroupant des équipes d’astrophysique (planétologie, physique stellaire et solaire, galaxies et cosmologie), de mécanique des fluides et de traitement du signal et images. Elles sont actuellement réparties entre le site du Mt Gros et le campus Valrose à Nice. Des compétences transverses en instrumentation pour l’observation astronomique à haute résolution spatiale et en calcul à haute performance sont au cœur des capacités des équipes pour le développement de nouvelles théories et modèles et leur confrontation à des observations acquises sur les grands télescopes au sol et dans l’espace.

Le laboratoire Lagrange est notamment à la tête d’un consortium européen développant MATISSE, un instrument de seconde génération pour l’interféromètre VLTI de l’ESO. Il est également impliqué dans plusieurs missions spatiales, particulièrement dans la mission Gaia de l’ESA – avec un rôle majeur dans le traitement et l’analyse des données –, dans la mission Euclid et dans le projet Marco Polo-R visant le retour d’échantillons d’un astéroïde.

Emmanuel Ardichvili

E ArdichviliEmmanuel Ardichvili a commencé à écrire il y a quelques années, dans le but d’offrir à sa fille un livre « fait maison » pour ses douze ans. Depuis, les textes se sont succédé ; La Tour, son premier roman publié, paraît aux éditions Sombres Rets en mai 2015. Ingénieur de formation et lecteur passionné de science-fiction, il espère stimuler l’imagination de ses jeunes lecteurs avec cette aventure menée tambour battant, tout en promouvant certaines valeurs qui lui sont chères : curiosité intellectuelle, conscience environnementale, amitié.

La Tour-Ardichvili

Thierry Scordino-Huguenot

Né en 1964, Thierry Scordino-Huguenot est un animateur scientifique niçois, spécialisé en histoire et technologies de l’astronautique.
Il préside l’association « Le Cosmophile », créée en 2008 à Nice. Celle-ci propose un large éventail d’animations permettant à tous, débutants comme confirmés, de pénétrer dans le monde fascinant des sciences, techniques et technologies de l’astronomie et de l’astronautique.

cosmophile_1Les animations scolaires, du CE1 à la terminale, s’effectuent dans le respect des programmes de l’Académie et en rapport avec les cours des instituteurs et des professeurs.
Les animations de loisirs, quant à elles, s’adressent aux enfants comme aux adultes.  Des ateliers et des animations leur offrent une approche ludique, prouvant par là-même que les sciences et technologies de l’astronomie ne sont, en fin de compte, pas si compliquées…

Du 14 au 21 avril 2016, la Ville de Nice et l’association Le Cosmophile organisent La Semaine de l’Astronomie 2016 – 8ème édition ayant pour thème « Les rêveurs… De la science-fiction à la réalité », en hommage à Jules Verne.

Au programme de cette 8ème édition : conférences, ateliers, visites de l’Observatoire de Nice, séances de planétarium, soirées d’observation et projections.
À noter : la projection de la conférence que Richard Taillet nous a fait le plaisir de donner à Nice Fictions en 2015, « L’apesanteur dans le films de science-fiction ».

Site internet du Cosmophile
Site internet de la semaine de l’astronomie