Quels « féminismes » en fantasy ?

Pour causer de tout ce qui ne trouve pas sa place dans les autres sections.
Sybille
Messages : 204
Inscription : mer. 21 déc. 2016 20:13

Quels « féminismes » en fantasy ?

Message par Sybille » mar. 28 avr. 2020 19:58

.. est un billet de Manon Berthier daté du 11 : https://fantasygenre.hypotheses.org/106
J’ai vu passer il y a quelques jours un nouveau venu parmi les nombreux billets disponibles sur la question : « Le Prieuré de l’Oranger ou pourquoi je ne lirai plus la fantasy comme avant (aka le sexisme en fantasy », du blog Planète Diversité. Il s’agit bien sûr de problématiques qui m’intéressent grandement, et j’avais envie d’y répondre avec quelques réflexions qui me paraissent complémentaires (et de procrastiner encore un peu l’article à rendre dans quelques semaines dont je parlais déjà dans le billet précédent).

À la recherche d’une fantasy féministe
Ma première réaction, au bout de quelques lignes, a été de me demander si j’avais lu récemment un roman de fantasy qui m’aurait interpellée par son caractère sexiste, avant de réaliser qu’en dehors de mes corpus de mémoire (et de Brandon Sanderson, que l’autrice évoque dans son billet), je n’avais lu ces dernières années que des œuvres produites par des femmes. Pour autant, est-ce qu’une perspective « féminine » suffit à faire entrer un roman dans la catégorie (discutée ? discutable ?) de la fantasy féministe ? Non, évidemment.

Le billet de Planète Diversité propose des suggestions pour une « fantasy non-sexiste », que l’on pourrait résumer ainsi : il s’agit d’encourager la multiplication de personnages féminins « complets », c’est-à-dire qui ne se limitent pas à la sainte trinité Mère/Vierge-Épouse/Femme-Objet, et ne sont pas uniquement caractérisés par les violences sexuelles qu’ils subissent ni par leurs relations avec des personnages masculins (c’est le retour du test de Bechdel, notamment). Les exemples que l’autrice utilise, tirés de grands noms de la fantasy francophone comme anglophone, suffisent à démontrer l’utilité de ce premier « critère » — autant qu’à vous faire passer l’envie de lire ces romans dans leur entièreté. Cela m’amène cependant au même type de questionnement : est-ce que l’on peut se contenter de personnages féminins « complets » et bien construits ? À mes yeux, la réponse est également non.

Répondre