Antoine Tran

L’écriture et moi, c’est une histoire d’amour compliquée. Nous nous sommes rencontrés bien banalement, dans mes jeunes années : je me rappelle vaguement une histoire que j’ai écrite en CP où il était question de souris, d’un chat et d’un micro-ondes. Voilà pour les débuts, et puis on s’est quittés très vite, elle et moi. Je n’ai plus rien écrit avant le lycée, mais alors c’est parti dans tous les sens : j’ai écrit de la fantasy, j’ai écrit sur des zombies, j’ai commencé de sagas dont il a bien fallu qu’on avorte, elle et moi ; je me suis essayé à la littérature blanche, à la poésie, et, brièvement et de manière éhontée à l’époque, à l’écriture de chansons ; je me suis frotté à tout type de formats, de la micro-nouvelle de quelques lignes au roman-fleuve de trop de pages.
Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise avec le format court, et il m’arrive de flirter, quand j’écris effectivement, ce qui se fait par périodes et plus ou moins aléatoirement, aussi bien avec le monde de l’imaginaire qu’avec celui de la littérature blanche, selon l’humeur et selon les moments, qui vont et viennent, comme tout, comme elle.
Une histoire d’amour compliquée, oui.

Antoine est au sommaire de Rouge, l’anthologie des Vagabonds du Rêve à l’occasion de #NiceFictions2019.